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 Un peu de repos.... Ou pas... [Final/Merwynn]

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MessageSujet: Un peu de repos.... Ou pas... [Final/Merwynn]   Ven 8 Mai - 10:12



Ayant déposé une demande de congé, suite à une chute de livres sur sa noble tête, Merwynn en profite pour se rendre à Avalon pour régler quelques petits soucis avec son peuple... Après une assemblée houleuse, qu'il a très peu suivit à cause de violent maux de crâne et de flash le faisant visualiser une rivière, il se retrouve seul dans ses appartements. Les visions deviennent de plus en plus violentes, et de plus en plus précise...
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MessageSujet: Re: Un peu de repos.... Ou pas... [Final/Merwynn]   Ven 8 Mai - 13:36

[Hj : je sais pas si je peux poster mais bon j'essaye quand même ^^ ! Si ce n'était pas ce qui était attendu je pourrai toujours enlever ;)].

Il était là, gisant raide mort après un houleux réveil, le corps détendu et affalé dans son lit et les doigts pressés sur son matelas -regard vide et bouche béante. De temps en temps, ses seules réactions mécaniques étaient ses paupières se fermant lourdement pour se rouvrir quelques secondes plus tard. Il était comme un poisson hors de l'eau tandis qu'à sa fenêtre le vent semblait souffler à une telle violence que le Mystral déplaçait les nuages. Puis le soleil venait taper au carreau, plus aveuglant encore que s'il avait été à quelques mètres de cette colossale boule de feu.
Merqynn frissonna et remonta ses couvertures. Il ferma les yeux, aspira la bave coulant de sa bouche et tâcha de se concentrer sur ces horribles maux de crâne qui dévastaient son esprit pour mieux brouiller ses sens. Le bruit de grêlons tombant sur l'ardoise de son toit martelait son cerveau comme autant de tambours de cérémonie. C'était comme se replonger sans le vouloir dans cet univers statique et saturé de gladouillage propre à Avalon. Les paupières fermées du Druide se plissèrent, s'efforçant d'effacer le cuisant échec survenu quelques jours plus tôt, dans sa contrée natale...


"Certes, des mesures devront être prises quant à la sauvegarde de notre lieu de culte, sacré aux yeux de tous !", avait lançé l'autre empaffé d'Elden.

"Oui ! Notre peuple ne pourra essuyer une nouvelle attaque de la part des forces du Chaos ! Avait répliqué l'autre c*nnasse d'Elianor, s'il y a bien un endroit où l'équilibre planétaire doit être préservé, c'est Avalon !".

Murmure autour du Cercle Consacré. Merwynn, sur son trône, jouant avec un morceau de brindille qui aurait dû alimenter le feu mais qui, finalement, avait échappé du ballot de bois... la rumeur prenait en intensité, enflant et enflant encore jusqu'à ce qu'enfin, tous indignés, ils se tournent vers leur Maître. Lueur infime de secours et d'assistance dans le regard, l'enjoignant à prendre part quand même un peu au lieu de ne rien faire. Le brasier gagnait en importance, illuminant le visage du Chef des Druides qui déjà sentait qu'il allait sortir pour aller courir les nymphes...

"Maître Merwynn, ajouta d'un ton pompeux Zalhenir, l'un des plus anciens, comment pourrions-nous nous préparer à cette guerre qui nous menace ? Comment faire pour préserver notre Cercle, notre Unité commune !".

Et autour de lui les autres, se pressant, leurs questions identiques au bord des lèvres. "Maître Merwynn", murmuraient leurs yeux sobres et purs, "maître Merwynn".
Mais Maître Merwynn avait traversé près de 5000 ans d'histoire, avait vu et vécu pour ne pas dire dirigé nombre de guerres, assisté à nombre de massacres et avait clairement envie qu'on lui fiche royalement la paix sur le devenir d'Avalon. Une autre question attira cependant son attention :

"Maître, si le Monde se voit déchiré, comment être sûr qu'Avalon ne s'en verra pas détruit lui aussi ?".


Un battement de coeur... la vision d'une rivière pour la cinquantième fois de la soirée... une personne sur l'autre rive de ce fleuve...
Merwynn déglutit avec difficulté. Le visage halé par ses souffrances, crispé et peiné par leurs interrogations, il cligna des yeux afin d'échapper à ses images arrivant par vagues violentes et se faisant de plus en plus oppressantes. Chacun attendait sa réponse, le coeur dans la gorge tandis que le sien était étreint de les voir aussi égoïstes. Ses yeux tremblaient, son corps tremblait. Il se leva.

"Je devrais dire à chacun qu'il n'y a aucune raison de s'en faire, que tout rentrera bientôt dans l'ordre, que le monde sans centre, sans équilibre équivaut à une poussière balayée par les vents et qu'ainsi c'est inconcevable... Mais je n'ai plus la force de dire cela".

Il retint son souffle. Sa poitrine était prête à exploser et il se sentait assailli de toute part. Ses mains se raccrochèrent aux accoudoirs de son trône en chêne...

"Je n'ai même plus la force de vous contempler, ajouta-t-il en déliant chaque mot, de vous regarder à ne rien faire d'autre qu'à gémir sur votre propre sort et celui de VOTRE contrée !
Si certains se bougeaient un peu le truc qui leur sert de c*l, ils comprendraient à quel point il est NECESSAIRE de sauver la race humaine ! Mais, par Dagda, qui êtes-vous donc ??!".


Pas un murmure au sein du cercle... pas un souffle même dans les feuillages... rien qu'une nature morte... ou attentive peut-être.


"Vous considérez qu'en ne sauvant pas Avalon nous courrons à notre perte ? Qu'il nous faut absolument préserver ce haut lieu de la magie "au cas où" le monde terrestre viendrait à s'écrouler ! Qu'au moins cela nous ferait un bel abri anti-retombées célestes et que, de cette façon, nous n'aurons plus qu'à faire comme si de rien n'était ?
BON SANG, il y a une gamine, une Créatrice, qui n'attend qu'une seule chose c'est d'être aidée !! Il y a des dieux qui se préparent de leur côté afin de toucher leur éventuelle part du gâteau et nous, nous devrions faire comme à notre habitude ? Laisser le peuple des êtres humains s'en prendre une bonne dans la tête sans lever le petit doigt ?

Le Monde est sur le point de changer, les mecs !! Vous changerez vous aussi, je changerai, Avalon changera !
Ohh mais p*tain là je crois que j'ai fait la bourde de ma vie, hein ? J'ai dit qu'Avalon changerait ? HEIN ??!".


Et les autres Druides de se considérer les uns après les autres, certains indignés et médusés d'autres pas, mais tous au nom de cette même conscience : le refus de réagir. Merwynn plus en colère que jamais, serra les poings et ajouta d'une voix de fin du monde, désincarnée et horrible, transcendant son regard :

"Avalon changera et vous aussi puisque nous sommes tous compris dans le lot ! Le Monde est sur le point de prendre un nouveau virage, bien que je ne sache pas vraiment ce qui se trame... Une chose est sûre : c'est plus énorme que l'arrivée du Christ sur Terre. Et venez pas me la jouer "ces s*lauds de Chrétiens avec leurs idéaux, leur religion et gna gna gna ont détruit jusqu'aux fondements de notre civilisation et gna gna gna...". Laissez vos misérables considérations anti-monothéistes de côté pour une fois car...".

Et là il s'octroya le droit de souffler un bon coup, les yeux mouillés et brillants :

"... car c'est ici et maintenant que cela se joue. La Prophétie, mes amis, est sur le point de s'accomplir. Avec elle, elle entraînera soit la destruction totale de notre Monde, Humain et Avalonien y compris, soit sa Renaissance.
Ainsi il faut faire un choix : serez-vous de ceux qui permettront cette reconstruction ? Où ne ferez-vous rien pour empêcher sa chute ?

Les Hommes, ces créatures si spéciales, ont fait en sorte de précipiter leur destruction. Ils ont brisé jusqu'au moindre espoir de réconciliation entre leur peuple et le nôtre.
Les Dieux n'ont jamais considéré que marcher au milieu des Humains pour leur sauver la mise valait vraiment le coup.
Depuis le début des temps nous, Druides d'Avalon, sommes le lien entre l'Empire Suprême des Cieux et notre si belle Terre. Créatures aux pouvoirs surnaturels condamnées à errer au milieu des mortels, et ce afin de se porter garant de la sauvegarde du Monde laissé par les Créateurs.


Jamais tout à fait dieux, jamais tout à fait Hommes", sourit-il enfin.

Puis il se rassit. Il y eut un moment de silence.

"Cependant, c'est ce que j'ai fait, fais et ferai toujours. Je marcherai parmi eux afin de les aider... quoiqu'il arrive !".


Ses yeux bruns s'étaient alors levés vers les cieux pour mieux se perdre dans l'infini des constellations. Il avait senti son coeur se comprimer dans sa poitrine et un sentiment de lâcheté ainsi que de culpabilité l'envahir d'un seul coup. Les autres n'avaient rien remarqué, se concernant à demi-mot sur l'attitude qu'il leur faudrait sans doute, oui peut-être, éventuellement, adopter à l'avenir...
Mais il faudrait encore un sacré bout de chemin avant que ces êtres réculés du Monde daignent un jour emprunter la même route que leurs semblables mortels...
Et il faudrait sans doute beaucoup de temps et de patience à un Chef comme Merwynn pour guide aussi bien son peuple que les autres là où il se le devait... mais où déjà ?
Et l'astre d'Hadès de peser lourd sur ses épaules...

Tandis qu'il repensait à tout ceci et que ses maux de tête se faisaient de plus en plus pressants et douloureux, Merwynn se demandait si seulement, un jour, dans sa longue existence, il aurait le choix de son devenir aussi facilement qu'un être humain. Oui l'être humain n'avait d'obligation que de travailler et, s'il le souhaitait, évoluer dans un contexte aussi bien social que professionnel. L'être humain n'avait rien d'autre, hormis de rares exceptions genre Buddha, Jésus-Christ, Mahommet etc..., qui ne sortât de son ordinaire. Certes il pouvait être le chef d'un Etat, le Rois, l'Empereur d'un pays, vouloir chercher à améliorer les choses où à les défaire par profit personnel ou non... mais jamais quelque chose pour lequel il fut absolument destiné et préformaté pour ce but. Un joueur de foot pouvait devenir ballerine ! Un prêtre pouvait choisir de se marier ! On pouvait même changer de sexe maintenant...
Alors parviendrait-il lui aussi à faire pencher la balance de la Prophétie ? Vers quel côté les augures se tourneraient-elles pour lui ? Mourrait-il ? Ferait-il mourir ? Pourquoi ne pas être né un mois plus tard ? On changeait de constellation et on tombait sur Vénus, déesse de la Beauté et de l'Erotisme. Pourquoi ne pas le change en démon du sexe plutôt qu'en véritable damnation ambulante ?

Le Druide soupira, resserra son oreiller tout contre lui, ferma les yeux. Des flashs encore plus forts, plus vibrants, plus brillants encore... et la certitude, enfin, d'être sur une piste mais plus encore : d'être ici le témoin d'une horrible catastrophe !
En positon foetale, il resserra ses genoux contre lui, priant sincèrement Dana et ses pairs afin de taire ces horribles sensations et que la traversée de cette vision se fasse sans la moindre encombre...

Une rivière... une personne au milieu de l'eau, ses épaules recouverts de longs cheveux noirs corbeau... une personne de plus petite taille de l'autre côté de la rive puis...

Le corps du Druide s'anima d'un coup, projeté en un sursaut hors de son lit, les mains placées devant lui afin de prévenir la chute. Il rendit ce qu'il avait pu avalé la veille, l'avan-veille, puis il y a trois jours, une semaine, un an, une décennie, un siècle, une vie entière, traversé de toute part par des sensations douloureuses et nauséeuses tandis que des images s'imposaient à son esprit, l'oppressant davantage encore...

Une maison... deux femmes, l'une plus jeune que l'autre... une devenue folle, l'autre étendue sur le sol, inerte... oscillant entre... la vie et la mort ?!


"Ka-Kalia, souffla le petit Druide encore deux tressaillements, Kalia...".

Et le visage de Madame Bennett, froid et mauvais comme la Mort, de s'imprimer dans sa rétine, se téléscopant dans son esprit comme une décharge violente et électrique. Merwynn releva la tête. Toute sensation désagréable s'était envolée...

Il mit quelques secondes avant de vraiment se remettre sur pied, chercha du regard ce qu'il avait bien pu faire de son pantalon qu'il trouva convenablement replié sur le dossier de sa chaise. Il s'aventura de quelques pas à travers sa chambre et s'en saisit, s'habillant progressivement en hâte. Une fois ceci terminé, il sortit de sa chambre, traversa le couloir à la va-vite et atterrit dans le salon bien décidé à prendre la porte.
Il voulut sortir lorsque ses yeux sombres rencontrèrent le rebord de la table basse sur lequel il avait laissé une certaine dose dans un certain sac en plastique. Il s'arrêta net, considéra le tout puis haussa les épaules.


"Ma foi...".

Avant de se jeter sur ses sachets de Marijuana...
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MessageSujet: Re: Un peu de repos.... Ou pas... [Final/Merwynn]   Ven 8 Mai - 21:05

"Crois-tu en Dieu ?".
-- Do you believe in God ? --

Le jeune homme baissa doucement la tête, les lèvres plissées. Ses mains gourres et pataudes calmement reposées sur ses genoux écorchés d'avoir trop rampé. Le soldat fronça les sourcils et leva un regard vers l'évêque à cheval. Ce dernier lui fit signe de la tête et il en revint au fermier agenouillé dans le sable et le sang.

Des voix résonnaient en son esprit comme des tambours de guerre. Merwynn se tenait là lui aussi, emprisonné par les bras et les mains de trois fantassins qui s'étaient saisis de lui dès leur arrivée au village. Le Druide déglutit, le visage crispé, enjoignant Manus à ne rien faire. S'il répondait à cet homme lui et sa famille étaient perdus à jamais... Il voulut lui hurler de ne rien dire, de ne pas bouger, mais le jeune homme releva la nuque et annonça :


"Oui".

Et le coup partit tout seul... la balle fusea à travers le pistolet du soldat pour terminer sa course en pénétrant le crâne de l'Irlandais. Un cri décharné de femme s'ensuivit. Mary partit dans une course folle pour rejoindre son défunt mari, s'agenouillant près de lui, ivre de douleur et de pleurs, voulant le tirer contre elle avant d'être soulevée de terre par les soldats de la Garde Royale. L'évêque baissa les yeux, se signa et annonça d'une seule voix :

"C'est Sa volonté que de purifier les infidèles !".

"Il était tout simplement pas digne, voila tout", renchérit le capitaine de la garde sur un sourire crâne.

Et on passa au second malheureux agenouillé comme un candamné dans la terre. Cette terre qu'il avait tant chéri, tant travaillé pour qu'un jour elle produise de quoi le faire vivre sa famille et lui dans cette Irlande qu'il défendait et aimait tant... au prix de leurs vies !
Ils avaient tous fièrement combattus pour repousser l'envahisseur -ce même envahisseur qui changeait les noms gaëliques des villes et villages en noms anglosaxons, ce même envahisseur qui pillait leur ressource, amoindrissait l'emprise et le pouvoir qu'ils avaient sur leur bien, sur leur terre, sur leur pays... ce même envahisseur qui avait pris quinze garçons de campagne, les avaient affublé du costume et du nom "d'accusés" et avaient prétendus par la suite qu'ils avaient mis le feu à un camp militaire britannique.

Merwynn déglutit avec peine. A nouveau le soldat demanda, l'arme pointée sur le front de David O'Murphy :


"Crois-tu en Dieu ?".
-- Do you believe in God ? --

Et le Druide de s'écrier, le visage en feu, les larmes aux yeux, cette plainte comme une brûlure dans sa gorge :

"David !! Ne réponds pas !!! Ne réponds rien !!".

On abattit la crosse d'un fusil sur le coin de sa mâchoire. Merwynn chancela mais fut promptement retenu. Papillonnant des paupières, étourdi, deux mains se plaçèrent contre sa gorge pour le forcer à assister au spectacle.
David de baisser la tête, en bon chrétien, et d'avouer...


"Oui".

Nouvelle détonnation d'arme, nouveau cri d'effroi et de douleur dans l'assistance du petit village. L'évêque se signa humblement et rajouta :

"Répondre "oui" le permettra, le permettra. La Salvation de leurs Ames".
-- The answer "yes" would make it, make it --

"Amen", conclut le capitaine crachant au corps de David, petit maréchal ferrant, juste avant de passer au troisième condamné.

C'était tout ce qu'ils étaient désormais : de futurs exécutés au coeur d'une des plus sanglantes mascarades de l'histoire. Et plus tard U2 de chanter : "Sunday Bloody Sunday" dans l'espoir qu'enfin le soutien, la rage de vaincre, remplace leurs pleurs et leur souffrance.


"Crois-tu en Dieu ?", demanda-t-il à nouveau... et pour le reste des coupables placés en ligne. Toujours cette même détonnation fusant et strillant l'air, claquant dans l'atmosphère lourde comme un éclair, entraînant avec elle son lot de prières et de cris sous la main lourde et pieuse d'un évêque qui se signe à chaque païen abattu. Et les siens d'être honnêtes, les siens d'adorer Dieu, les siens de croire en Lui, les siens de mourir en Son Nom...
Les siens de l'avoir suivi, lui, Merwynn vers le progrès, vers une entente cordiale entre leurs deux peuples. Elle était simple et ne consistait en rien d'autre qu'à laisser les habitants de ce village profiter de leurs habitations, de leurs terres tandis que les Anglais faisaient ce qu'ils avaient à faire... Chacun ne s'occupant des affaires de personnes. Mais il avait fallu que justice soit rendue contre un attentat qui avait eu lieu à quelques kilomètres de là. Et leur choix s'étaient portés sur ces hommes et ces femmes, bien dociles, prêts à faire tout ce qu'on leur demandait à condition de pouvoir encore vivre en Irlande, en Chrétiens.

"Pas d'éclaboussures de sang, avait suggéré Merwynn, et chacun s'en portera bien mieux. Ne luttez pas, cela ne sert à rien. Vous êtes trop peu nombreux, trop peu organisés pour leur tenir tête. Laissez-les repartir avec ce qu'ils cherchent. Soyez pacifistes et ils vous laisseront tranquilles".

Et ils l'avaient tous cru, sans exception...


Le soldat s'arrêta sur la dernière personne encore vivante de cette liste de condamnés. Une jeune femme au visage pâle, aux mains blanches souillées par la pluie et la boue, aux yeux trop clairs et trop bleus sous un toison dorée, abimée par les vents.
Il l'avait aimée... Cassandra McElly, la fille du chef du village, celle qui l'avait accueilli comme s'il avait été son frère. Comme tous les autres d'ailleurs.
Cassandra McElly, au front haut et pieux, aux lèvres pincées de terreur, au regard nimbé de pleurs fixé droit sur lui... Ce visage si dur, plein de rancoeur, juste braqué sur lui.


"Crois-tu en Dieu ?", demanda sobrement le soldat.
-- Do you believe in God ? --

Et elle reporta son attention sur cet homme, ce bourreau, qui déjà rechargeait son arme d'une nouvelle balle frappée du sceau de l'Inquisition.

"Crois-tu en Dieu ?", singea-t-elle grossièrement, partant alors dans des trilles aigües et sataniques, décharnées et insupportables. Elle leva les mains vers lui.

"Crois-tu en Dieu ? Crois-tu en Dieu ? Crois-tu en Dieu ? Haaahahahahahaaaa !! Répondre "non" pour éviter la mort, répondre "oui" pour...".
-- The answer "no" to avoid death, the answer "yes" would... --

"ASSEZ CHIENNE !! CROIS-TU EN DIEU ??".

Un silence marqué par le sourire sordide de Cassandra fixant tout à tour l'évêque et le soldat. L'homme de Dieu reprit calmement mais d'un ton sentencieux :

"Croyez-vous en Dieu ?".

Aucune réponse, juste un sourire...

Merwynn voulut faire un pas vers elle mais fut promptement remis à sa place. La jeune femme se tourna brusquement vers lui, plantant son regard pénétré de folie dans ses yeux bruns.

"Crois-tu en Dieu, bon s... ?!".

Elle se saisit à pleines mains des poings du soldat, braquant le pistolet sur son front.

"Combien mourront, Merwynn ? Chuchota-t-elle, je mourrai, je... je... je... je dirai...
JE DIRAI "OUI" !!!".

-- How many will die ? I will die, I, I, I WILL... SAY... YES ! --

Et Cassie pressa la détente...
-- And Cassie pull the trigger --


***



"Crois-tu en Dieu, Merwynn ?
-- Do you believe in God ? --
Est-ce écrit sur leurs balles ?
-- written on the bullet --
Répondras-tu sachant ce qu'il adviendra de toi ?
-- She answered him, knowing what would happen --
Dire "oui" ou "non", faire confiance alors que tout espoir de réconciliation a fui ?".

Il marchait d'un pas prompt de soldat à travers les rues de la ville, sous un ciel noir et de plomb, droit oui droit vers la maison des Bennett...

"Engageras-tu la guerre cette fois-ci ? Où contempleras-tu ceux qui n'ont rien fait, rien dit pour te faire plaisir se perdre dans la mort de leur confiance aveugle ?".

Le talon de ses chaussures claquaient ferme sur le bitume, ses poings étaient serrés... Par moment il tanguait un peu, se perdant dans les limbes du produit qu'il venait de s'infiltrer...

" Leurs têtes se baisseront-elles en silence ?".
-- All heads are bowed in silence --

"Tes derniers mots stagneront-ils dans les airs ?".
-- Her last words still hanging in the air --

Un derapage. Son épaule s'explosa contre le mur de brique d'un immeuble. Une grimace, un murmure de douleur. Il fixa l'horizon droit devant lui...

"Presseras-tu la détente ?".
-- And I will pull the trigger --

Son visage se ferma, ses yeux devinrent plus sombres, plus glacials. Il se redressa et continua sa route -les pupilles injectées de sang, reniflant un bon coup...

"Je dirai "oui"".
-- I will say "yes" --
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MessageSujet: Re: Un peu de repos.... Ou pas... [Final/Merwynn]   Lun 25 Mai - 15:53

Merwynn errait à travers les rues, toujorus obsédé par cette même idée et cette même certitude de devoir aider celle sur qui reposait tout espoir. Il marchait d'un pas mal avisé, tantôt titubant, tantôt raide et droit, comme une personne qui ne sait pas où elle va. En plus, il avait une envie ravageuse de jouer à Guitar Hero. Il ne savait pourquoi il falait qu'il allume sa 360 pour jouer à ce jeu mais il en avait vraiment mais alors vraiment très, très envie !

Il se dit que, bin, tant pis, il y jouerait en rentrant, qu'il fallait prévenir Kalia où le zombie chevelu qui lui servait de petit copain... comment ? C'était pas son copain ? Mais, ta g*eule déjà !!! On ne la fait pas à un vieux moine Bouddhiste alors ?! Ils SONT ENSEMBLE !!!

Que lui arrivait-il ? Ses dents grinçaient et ses membres étaient plus raides et crispés que s'il avait eu 10 000 ans aujourd'hui... alors qu'il en avait à peine plus de 2000. Comment pouvait-il ?!... Raaahh ! Jouer "I wanna be sedated" sur Guitard Hero en mode difffiiiccciilleee !! Viiiteee !!

Son coeur rata brusquement un battement et il s'appuya d'une main contre le mur pour le soutenir. Il avait du mal à respirer et peinait à reprendre conscience tandis que les flots d'image se faisaient de plus en plus précis en mémoire. Il porta une main tremblante à sa bouche, se muant en une affreuse grimace terrifiée, tandis que ses épaules gigotaient sans trop qu'il sache pourquoi.
Une enfant, le reflet de l'innoncence et de la pureté, un fleuve qu'un héros avait autrefois traversé pour aller chercher sa bien aimée. Cette même nana qui le força à se retourner pour voir si elle suivait, histoire d'être sûre qu'elle se paumait pas en route. BORDEL !!? Comment se PAUMER en Hadès ?! Y a qu'une voie, c'est comme une nationale !!


"Aah...", gémit-il juste avant que ses genoux ne se brisent, que se sjambes ne le trahissent, que sa main râcle contre le revêtement rèche de ce maudit mur, qu'enfin il atterrisse sur le sol. Et ces mille et une choses qui lui transcendaient l'esprit à l'instant ! Merwynn leva un regard fiévreux droit vers lui.
Une femme se tenait là, elle souriait. Elle était belle, longiligne, éclatante de candeur mêlée d'audace, presque hautaine sur un port altier qui ne la rendait que plus majestueuse. Sa chevelure s'étalait au gré du vent comme un soleil d'or et de rouge, alors que ce même carmin glissait le long de ses épaules nues et blanches, de son corps, jusqu'à atteindre ses pieds et le sol... Elle sourit et tendit la main vers lui.


"Je vais tuer ma fille, lui affirma-t-elle, je vais tuer ma fille...

Leg aeri zangdela i'solofeï hiasor, Mero Wynn...


Tu apporteras la mort avec toi, Messager du Vent".

"NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNN !!!!".

Son cri décharné eut pour effet de le remettre d'aplomb et de lui donner puissance et vigueur nécessaire pour se jeter sur elle. Mais il retomba bêtement sur le sol, ne se frappant qu'à une autre de ses illusions. Son visage dérapa sec sur le bitume tandis que ses mains s'écorchaient vives... Merwynn poussa un gémissement de gamin de deux ans (d'après lui, d'après lui) et tâcha de se relever. Un rire aigu claquait dans l'air en trilles sataniques et il se souvint alors de la promesse de cette femme. Il fallait trouver Kalia coûte-que-coûte. Il rassembla ses forces, poussa sur ses bras, et se releva. Peut-être irait-il plus vite en oiseau ? Allez savoir... Le jeune homme se campa, les pieds bien encrés au sol, et se concentra. Rien ne venait ! Fichtre !!! C'était crispant à la fin !! Il se renconcentra pour voir, faisant le vide en son esprit, fermant les yeux. Mais le visage morne et vide d'une Kalia fixant le plafond de son salon l'arrêta aussi sec.

"Bon sang, maugréa-t-il passant une main sur son visage liquéfié, allez, Merwynn !! Aaallleezz !".

"T'y parviendras pas, tu n'as pas le cran !".

Le Druide leva un regard frappé de stupeur face au grand et séduisant jeune homme blond qui lui faisait face. Celui-ci lui décocha un clin d'oeil à travers ses lunettes de soleil teintées de rouge et ajouta :

"Et le projet Chaos, ç'en est où ?".

Il clagna des yeux, les frotta, et ajouta sur une mine abasourdie de poisson rouge :

"Tyler Durden ??!".

L'autre lui sourit, les bras écartés :

"Lui-même. Tu m'as crée pour t'aider à changer le monde, tu te souviens pas ? Alors ?".

"Tu... tu, suffoqua-t-il sur un sourire dément, te trompes de mec ! Je... je ressemble pas à Edward Norton !".

"Tu veux du savon ?".

"Euhh... nan ! J'veux pas de savon ! Et tu n'existes même pas !!".

"Tu ressembles au mec de 30 seconds to Mars...".

"Ta g*eule, ta g*eule, ta g*eule... sors de ma tête...".

Il se plia en deux, les ongles rentrés dans son cuir chevelu, les dents serrées.

"Sors de ma tête !! Sors de ma tête !! Sors de ma tête !! Sors de ma tête !! Je VEUX Tom Cruise à la place !! BARRE-TOI !!".

"Comme tu voudras... Oh et n'oublie pas ! Tic-tac, tic-tac, tic-tac... je temps passe ! Et Kalia trépasse ! Seul toi pourra la sauver en conjuguant tous vos efforts !".

Merwynn leva son regard et il disparut. Pris d'une soudaine rage, il poussa un hurlement pour se donner assez de courage et dévaler la rue à toute vitesse. Les images devenaient si réelles qu'il avait l'impression de passer d'une réalité à l'autre, abordant tantôt les rives de l'Hadès putréfié et la maison cosu de Kalia et Matthew. Des larmes roulèrent le long de ses joues jusqu'à ce qu'il ne s'arrête... bien malgré lui, hélas... Il venait de rentrer dans un poteau. Son crâne heurta violemment le sol. Trou noir et il se sentit descendre comme du haut d'un building sans parachute.

Quelques minutes plus tard, il était entouré par toute une bande de badots. Un homme venait de lui fourrer une pleine flasque de whisky tandis qu'une jeune et jolie serveuse blonde s'approchait de lui, une serviette mouillée à la main. Sa tête lui tournait toujours, mais le feu des visions se faisait moins oppressant. Il n'étouffait plus, respirait normalement, comme s'il lui eut fallu un bon gros coup sur la tête pour lui remettre les idées en place. Il n'avait plus envie de jouer à Guitar Hero mais n'était rien contre un petit remontant... Il se redressa brusquement, à l'image d'un mort sorti de son cercueil. Il cligna des yeux, embrassa la dévouée petite serveuse à croquer du regard et sourit à l'assemblée comme un bien heureux.


"Salut, dit-il simplement, vous allez bien ?".

Et les passants et habitués du bar (si, si, ça se renifle) de s'échanger des regards intrigués, avant que l'un d'entre eux ne demande :

"Vous vous sentez bien, Monsieur ?".

Merwynn eut l'air de ne pas comprendre :

"Parfaitement bien. Et vous ?".

Nouveau silence, entrecoupés de murmures inquiets.

"Je ne sais pas ce que je fais là, mais ça va... Qu'est-ce que je fais là ?".

Un autre homme eut l'air de prendre un air de circonstance et annonça d'une voix grave :

"Vous... vous vous êtes pris le poteau là".

"Quel poteau ?".

"Ce poteau-là", fit-il en le désignant.

"Ahh, ce poteau".

"Vous êtes sûr que tout va bien ? Redemanda une petite femme toute ronde, vous semblez un peu... sonné".

"Plus que bien. Et vous ?".

"Ma foi... ça va. Merci".

"Super, sourit Merwynn, dites, vous pourriez me laisser maintenant ? Je vais aller boire un verre".

Et il se releva comme si de rien n'était, faisant s'écarter la foule tandis qu'il se dirigeait comme un seul homme vers l'entrée du bar d'un clinquant vulgaire et dont l'enseigne au néon criait "Ray's".
Il tituba puis s'arrêta brusquement comprenant que la foule le suivait du regard.


"Hey ! Lança-t-il par-dessus son épaule, personne n'a une clope ?".

Nouveau silence. Un jeune homme d'une vingtaine d'années en tira une de son pantalon baggy avant même que sa petite copine ne l'arrête.

"Tenez, vieux".

Merwynn le salua et le remercia, frictionnant discrètement et en vitesse le bout de ses doigts pour faire apparaître une petite étincelle. Elle embrasa l'embout de sa cigarette qu'il inspira avec bonheur. Il rejeta la fumée puis entra.
Pourquoi était-il dehors déjà ? Pourquoi s'était-il senti le besoin de courir comme un dératé en pleine rue ? Pourtant il ne manquait de rien à la maison...
Cherchant toujours dans sa mémoire ce qui avait motivé un tel empressement, caressant sa lèvre inférieure du pouce, il leva à ce moment-là les yeux vers la télévision accrochée au plafond et sourit. L'un des derniers épisodes de Southpark retransmi sur Comedy! et il n'avait pas cette chaine... certainement la véritable raison de son empressement.
Ce soir, rien à faire ! Il se regarderait les quatre épisodes à la suite en bout de bar au milieu des piliers du coin. Et puis, s'il était un peu chanceux, il pourrait peut-être aller crécher chez la serveuse.
Il lui adressa un petit clin d'oeil et elle baissa les yeux, conquise. Non, rien à faire ! Il ne rentrerait pas chez lui ce soir !

Et pourtant une voix se muait dans sa tête en un échos de cri...
Et pourtant des vagues transperçantes semblaient faire chavirer son âme...
Et pourtant son sang bouillait à l'intérieur de lui de se savoir pris au piège d'un odieux mécanisme qu'il se devait d'enrailler avant qu'il ne soit trop tard...

Mais trop tard pour quoi ?


"Hahahahahaa !! Cartman, les juifs !! Trop fort ça !!".

Il écrasa sa cigarette à quelques centimètres du cendrier.

*"Je suis le corps mutilé de Kalia, murmura une voix à son oreille, au secours"*.
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MessageSujet: Re: Un peu de repos.... Ou pas... [Final/Merwynn]   Mer 8 Juil - 18:16

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MessageSujet: Re: Un peu de repos.... Ou pas... [Final/Merwynn]   

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Un peu de repos.... Ou pas... [Final/Merwynn]

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